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LE METIER DE SCAPHANDRIER

 

Le scaphandrier, également appelé plongeur professionnel, intervient dans un milieu où la pression augmente graduellement avec la profondeur. Cette ambiance hyperbare pose de nombreuses contraintes au plongeur qui doit respecter des procédures rigoureuses pour accéder à la profondeur du chantier, y vivre pendant la durée des travaux et en sortir en toute sécurité. Ces contraintes exceptionnelles imposent au plongeur une formation difficile et rigoureuse.


Après deux à trois mois de formation, les jeunes « plongeurs pros » se retrouvent sur le marché du travail.

Des opportunités s’offrent à eux dans des secteurs très variés : les travaux maritimes, l’industrie pétrolière, les opérations de génie civil, l’industrie nucléaire, etc. La vie de ces travailleurs n’est pas toujours facile : plongées fatigantes, en eaux troubles, souvent froides, parfois polluées, déplacements lointains et fréquents, etc.


En 2017, le montant du Smic horaire brut est de 9,76 euros. Le scaphandrier débutant commence son activité en moyenne à 12 euros bruts de l'heure, soit 23 % de plus que le SMIC pour débuter dans le métier.

Pour ceux qui choisissent de s’expatrier ou de partir pour des missions de plusieurs semaines ou de plusieurs mois, les salaires oscillent entre 2.500 et 4.000 euros par mois (primes et indemnités comprises) en fonction de l’expérience et des spécialités. Et dans certains milieux comme l’exploitation pétrolière offshore, les salaires peuvent atteindre 10.000 euros par mois, mais les places sont chères et accessibles en général après 2 ans d'expérience.

 

La réglementation hyperbare française définit précisément les prérogatives des plongeurs professionnels en terme de profondeur et de travaux subaquatiques.

 

En fonction de leur formation, les scaphandriers ont accès à plusieurs zones de profondeurs, définies par une catégorie, appelée « Classe » :

 

Classe 0 pour travailler jusqu’à 12 mètres de profondeur ;

Classe I pour travailler jusqu’à 30 mètres de profondeur ;

Classe II pour travailler jusqu’à 50 mètres de profondeur ;

Classe III pour travailler au-delà de 50 mètres de profondeur.

 

Leur formation leur donne également accès à différents types de métiers, définis par une « mention » correspondant à l’activité professionnelle exercée :


Mention A pour les travaux subaquatiques (activités de scaphandrier) : travaux maritimes, pétroliers, industriels, opérations de génie civil (BTP), etc.


Mention B pour les interventions subaquatiques :

- Activités physiques ou sportives ;

- Archéologie sous-marine et subaquatique ;

- Arts, spectacles et médias (photographes, cameramen, cadreurs, éclairagistes, acteurs, etc.) ;

- Cultures marines et aquaculture (aquaculteurs, marins-pêcheurs, corailleurs, ostréiculteurs, etc.);

- Défense ;

- Pêche et récoltes subaquatiques ;

- Secours et sécurité (policiers, douaniers, sécurité civile, pompiers, etc.) ;

- Techniques, sciences et autres interventions (océanographes, biologistes, archéologues, etc.).


Mention C pour les interventions sans immersion : concerne essentiellement les personnels affectés à la mise en œuvre des installations hyperbares médicales (médecins, infirmiers, aides-soignants, techniciens, etc.) mais également les travailleurs intervenant dans les domaines :

- de la défense ;

- des secours et de la sécurité ;

- scientifiques et techniques.


Mention D pour les  travaux sans immersion: concerne tous les autres personnels qui interviennent en milieu hyperbare sans immersion (tunneliers, soudeurs hyperbares, tubistes, agents des centrales nucléaires, personnels de l’industrie aéronautique, etc.).

 

Ainsi par exemple, un scaphandrier Classe II A pourra travailler dans les ports, au pied des barrages ou sur des plates-formes pétrolières jusqu’à 50 mètres, un Classe I B pourra effectuer des opérations d’archéologie sous-marine jusqu’à 30 mètres, etc.